En préparation |
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Ouvrage achevé,
En recherche d'éditeur.
Une centaine de poèmes.
2008 |
Les fourmis du roi.
C'est donc le premier second livre soi-disant engagé de l'auteur de Ça saute aux yeux. Poèmes de colère, poèmes de révolte.
Depuis les grecs, le poète est celui qui agit, qui fait. Le poète n'est pas " Lou ravi " personnage un peu rêveur de la crèche de Noël.
Ici l'écrivain vit avec le monde qui l'entoure, ses poésies parfois vives peuvent être souriantes.
Mélange de drôlerie de la poésie moderne ou du ton plus grave de la révolte humaine. L'auteur n'écrit pas pour les tranches d'âge, il ne sait pas comment cela se mange. |
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Paru |
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Environ une centaine de poèmes.
2009

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Petite suite des choses
Poèmes souvent très courts, mais sans aucune relation avec le Haïku.
C'est devenu une forme d'écriture propre à l'écrivain, déjà auteur de La lampe sous le Boisseau, Bourse Guy Levis Mano 1985 (épuisé non réédité) et de Jubilations du Désert 2004.
Poésie simple, qui raconte le voyage, le passage dans la vie, en compagnie de tout, qui mérite le regard.
Chaque poème a une chute. Une surprise.
Entrepris il y a des années, sous le titre d'Ephitalame, l'auteur a renoncé à ce titre, qu'il aimait et rebutait les lecteurs.

Extraits :

Bonheur
que tant de gens
rêvent avec bonheur
sans en être
Douleur
de tant d'êtres humains qui crient
sans atteindre jamais
la beauté de leur cri

Le chemin
derrière soi
n'a pas plus de fin
que devant
Le bonheur d'être en route
suffit
à dissiper le vide

Des marins pêcheurs
amarrent au quai
leur canot chargé de poissons
Ils se lancent des ordres
en riant
Un éperlan mort
pose à la surface
un ventre très blanc
Des mouettes rieuses
surveillent ce corps
bien plus clair
que nous |
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" Eternel poète toujours entre deux arbres, deux oiseaux, deux guerres, deux brutes, deux anges, dans le vide quoi et puis ça m'embête de le dire, mais non. "
L'avocat du diable |
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Oiseau
Revue Bacchanales n°41, Revue de la Poésie Rhône alpes, 2007
15 €
Un oiseau
nous a précédé
Un oiseau nous succédera
entre temps
l'envol. |
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" Les oiseaux et l'auteur, un vrai zoo.
Une langue de plumes. "
L'avocat du diable |
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Le double moment des nuages
Editions Pré Carré Grenoble.
5 €
Le plus petit livre de l’auteur.
Le plus discret, aussi, sous son titre
chinois. Une confidence écrite
sur un moment de vie.
Où commence le nuage, où finit-il ?
Entre deux moments, le soleil, ou
la pluie. Ou les deux ensemble.
Pas question de traduire après
la pluie le beau temps…on
ne va pas à la plage.
Le titre dit la permanence d’un
espace qui tient le coup entre
les temps qui passent. |
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" Oh les larmes !
Non. L'histoire vient de Chine : les nuages disent l'amour.
Il pleut. " L'avocat du diable |
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Ça saute aux yeux
Recueil de poèmes - Textes et illustrations de l'auteur.
Editions du Jasmin, décembre 2006.
128 pages. 14 € - A partir de 7 ans.
« Poèmes pour les petits jusqu'à très grands, en passant par les parents »*
D'abord de la musique, des cadences, des refrains : saperlotte, ça chante bien !
Puis des images, des dessins, des flashes, des courts métrages : « une abeille américaine, la mer, monsieur Toutaine, une souris sur un gâteau, le feu à la baraque »*... « Saperlipopette »* ça se voit bien !
Alors, des lettres, des mots, des petits contes, des historiettes, des anecdotes, des saynètes, des sketchs, des amusettes : « Monsieur Quittel » en épisodes, le loup qui harangue des moutons, les passants qui ont peur de la lune, le chat qui veut voler, la grand mère et ses blessures de guerre, la carpe qui tire le pêcheur de l'eau... « Sapristi »*ça se lit bien !
Et tout à coup, « ÇA SAUTE AUX YEUX » !
Ça parle, ça nous parle ce perroquet-télé, cet été pourri, ce tiroir-caisse, ces arbres de Sumatra, ce portable de Madame Hurluberlu...
Mais bon sang, c'est vrai ça : les bombes anti-personnelles, l'argent à tout prix, les noyés de la Méditerranée, la disparition des baleines, les vieux, les jeunes, les jeux vidéo, le roi, les sans abris, la météo, la guerre, l'amour...et même la condition féminine !
Emoustillés d'y être, nous sommes contents de nous : « au moins ne pas marcher les yeux fermés ! »*
D'aucuns diront : c'est bien écrit, une poésie rigoureuse.
Lui, il dit simplement : « J'ai du mal à ne pas me mettre en colère ! », et comme il ne peut pas se taire...il écrit 108 poèmes du XXIème siècle, à picorer, à parler seul ou à plusieurs.
* « Ça saute aux yeux » |
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Extraits :

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Dodo les grands
Passants
cessez d'avoir peur de la lune
Passez dessous
Regardez-la
Comptez le nombre de ses doigts
Passez dessus
grâce à la mouette que vous êtes
Et puis le soir
quand il fait nuit dans la fenêtre
ouvrez les yeux
qu'elle vous voie
aussi beau qu'elle
dans la neige
de votre tête |
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Vacances à vide
-Je voudrais passer mes vacances à la campagne
-Très bien Monsieur
-Les cloches sonnent-elles le dimanche ?
-Le dimanche et en semaine
-Y a-t-il des chèvres qui bêlent ?
-Mais oui Madame on dit « chevrotent »
-Les coqs chantent-ils à Noël ?
-A Noël nous avons des boeufs et des ânes
pour chanter
-Nous irons ma chérie ailleurs
loin du bruit et des gêneurs...
-Mais mon amour le bruit de l'air
qu'en ferons-nous
dans nos oreilles ? |
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Qui veut la fin veut les moyens
Ne touchez pas
à ce stylo
C'est la guerre
Ne courez pas
dans le jardin
ni sur les pierres
Ne tendez pas la main
vers ce paquet
de chocolats
C'est la guerre
N'essayez pas
de rapporter à la maison
le colis bleu
tombé du ciel
Les grands sages que nous sommes
ne fabriquent pas assez de jambes
et de bras
pour remplacer ceux qui vous manquent
qui vous ont fait
sauter de joie
Ce poème a été écrit en 2005, édité en 2007.
En décembre 2008, se tiendra à OSLO une conférence qui, après celle de DUBLIN, devra ratifier la charte de l'interdiction de ces armes. La France votera l'interdiction. L'espérance c'est cela. |
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Infiniment nous
-Où finit le ciel ?
-Quelle question !
-Vous ne savez pas ?
-Bien sûr que non !
-C'est une question très difficile ?
-Ah ça oui !
-Est-ce qu'il y a des gens qui savent ?
-Sûrement
-Et pas vous ?
-Hélas !
-Tant mieux !
Asseyez-vous là
Monsieur
Je vais tout vous dire |
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Cherchez l'erreur
- Il n'y a pas de neige !
- Faites-en de la fausse
- Il n'y a plus de feu !
- Faites de la fumée
- Il n'y a plus d'air !
- Faites vous de faux nez
- Mais Monsieur
c'est défendu de faire faux !
- Dis donc petite
c'est à l'école
qu'on vous apprend ces bêtises ? |
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La semaine sainte
Monsieur Tontaine pêche
Il ne prend rien le lundi
Le mardi il prend son temps
Prend le vent le mercredi
Le jeudi un coup de mercredi
Le vendredi il se prend
pour l'anguille qu'il espère
Le samedi il voit un banc
d'éperlans morts faute d'air
Le dimanche des passants
lui demandent si ça mord
Ca ne mord jamais
dit-il
Les poissons c'est pas méchant |
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" Sûr que c'est pour tous. Tous quoi ? " L'avocat du diable |
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Les oreilles à l'air
Motus, 2003.
Textes. 10 €
" Un merle mange tant de cerises
qu'il se cache sous la neige
pour n'avoir pas à rougir... "
Qu'en pensez-vous, Monsieur ?
Mais c'est beau, les enfants.
Très beau ! |
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Extraits :

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C'est qui sous mon parapluie ?
On dit qui est-ce qui est
pas c'est qui
Qu'est-ce qui est sous mon pépin ?
On dit parapluie, pas pépin
Qui c'est qu'est sous mon pébroque ?
On dit qui est-ce qui est
et pas pépin ni pébroque
Qui m'a piqué mon riflard
va se faire rentrer dans le lard |
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Il était une fois
un corbeau très laid
Quand il découvrit
un jour de plein vol
son ombre sur l'eau
il fut étonné
de la voir si claire :
il voyait la rivière
dedans !
Je me doutais bien
se dit-il
que je finirais par me plaire ! |
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" Drôle ? Des fois. Pour enfants ?
L'auteur s'en fout. Complètement.
Pour tous." L'avocat du diable |
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Jubilations du désert
Editions du Jasmin, 2003.
Prix de poésie Charles-Vildrac, de la Société des Gens de Lettres 2004.
120 pages. 14 €
« Une centaine de poèmes d’une élégance et d’un raffinement tout à fait remarquable »
Sylvestre Clancier
« Il n’y a pas de joie plus douce que de n’être rien, de temps en temps. Je veux dire n’être plus soi à l’aube de sa jeunesse, dans la force de l’âge, au sommet de sa carrière ou au soir de sa vie. Etre ou devenir, au jour le jour, un peu plus que soi, grâce à l’herbe, à un poisson, un être ou un arbre, à une fourmi qui vous rend la vie plus extraordinaire. N’être plus soi grâce à encore moins, une souffrance enfin acceptée, ou la désespérance des mille et une façons de faire la guerre.
Est-ce paradoxal de s’estimer joyeux dans de tels moments ? C’est une façon de se dépasser un peu, dans un désert agrandi par une averse, la marche et la pesanteur de l’air que l’on devient. C’est une écriture d’aveugle qui écrit quand même avec de l’encre, dans un geste si coutumier qu’elle sera lue par un autre puisqu’elle est aussi cet autre.
L’auteur de ces poèmes n’éprouve pas le besoin de parler de Dieu. Une des joies du désert est de n’avoir pas besoin de recevoir des preuves de son existence pour être sûr qu’il est. Ces poèmes, s’ils sont très courts, sans aucun lien de parenté avec le haïku, se veulent proches de cette poésie qui a besoin de la neige pour recommencer son éternité, ou d’un oiseau, pour se réjouir du vide. Quant à la solitude, on aura senti qu’au désert, elle est une joie quand même bien supérieure au seul bonheur de dire qu’on est bien là, tout seul avec tout le monde. »
Philippe de Boissy |
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Extraits :

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Le chemin qui nous porte
n'est pas né dans nos bottes
Il n'est
ni comme ceci
ni comme cela
C'est bien le plus dur
de marcher encore
devant nos traces

Matin
Le ciel au loin
touche la mer
Je suis la ligne
sur laquelle mes yeux
se posent
pour apparaître
dans un lieu
sans distance

Rien dans l'herbe
Le sol est gelé
Des oiseaux cherchent
où nous sommes
pour voler

Un merle noir
posé sur la neige d'une aubépine
à fruits rouges
nous laisse croire
tant il est vrai
que c'est nous
qui sommes la branche

Vent de face
Vivre est difficile
La tempête nous transforme
en montagne
après la montagne
et
après la montagne
c'est nous |
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" C'est calme. C'est beau. C'est un prix littéraire.
Voilà. "
L'avocat du diable |
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Où dorment les baleines ?
Motus, 1994.
Textes et illustrations. 9,20 €
L'auteur ne le sait pas, la petite fille qui lui pose la question le sait presque.
Le recueil de poèmes raconte tout le reste.
Moralité : on finit par aimer la baleines.
Entre temps on aura aimé des oiseaux, des poissons, des papas qui n'ont pas réponse à tout, des enfants qui sont des enfants, des gens sans papiers d'identité, et des gens qui en ont. Tout un monde en quelques poèmes.
Ps : Illustrations noir et blanc acrylique au couteau fortes émouvantes sensibles
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Extrait :

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Madame en hiver
Un géranium poussait
sur le nez d'une dame
Que faire ?
dit-elle au docteur
qui lui répondit
que faire ?
Un quidam
qui passait là
dit
moi je sais que faire
Il possédait une chèvre
qui brouta le géranium
La dame était ravie
mais au printemps suivant
la plante repoussa
énorme
Que faire ?
Dit-elle au berger
qui lui répondit
je sais
Quand l'hiver arriva
il mit
un jour de grand gel
le nez de la dame
à l'air
Le géranium gela
Depuis
les géraniums
gèlent dehors chaque hiver
et les chèvres pas |
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" Il le sait l'auteur.
On n'en saura pas plus.
Engagé, comme on disait avant ?
Ça existe. (voir Ça saute aux yeux) "
L'avocat du diable |
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Revue de la Maison de la Poésie Rhône Alpes, n°11, 1992.
8 poèmes et illustrations.
La maison de la poésie Rhône Alpes accueille des écrivains, des poètes, des peintres, et parmi eux Philippe de Boissy depuis des années.
Plusieurs numéros comportent des poèmes illustrés par l'auteur soit en noir et blanc acrylique ou encre de chine, technique proche du Zen ou imagination propre à l'auteur, même quand il est figuratif. |
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Extraits :

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Hors de l'aubier
en marge de la sève
absent de lui
entre ses ailes
un cerisier |
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Il arrive
qu'une sauterelle se tienne
au bord du buffet
que des fourmis défilent
sur une étagère
qu'une souris passe
derrière la télévision
que la pluie même aille à la mer
en traversant le toit
bref
il arrive que la maison
soit ailleurs |
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" A force de lire ce qu'il écrit sur les oiseaux, l'humanité et la guerre on va finir par lui mettre un pain dans la gueule, ça soulage" L'avocat du diable |
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Balladoèmes du Firlipin Quert
Car Rien n'a d'Importance, 1989. (épuisé)
83 pages.
3ème édition.
Petit tirage. Certes.
Les mots sont inventés, oui pas pour rigoler.
Enfin si, on comprend très bien.
L'auteur utilise la langue française, des racines grecques ou latines.
Des syllabes espagnoles, italiennes, il s'amuse.
Mais il lui arrive aussi de gueuler, on pense à Henri Michaux, lui aussi, mais il a fait un truc avec des dessins noirs et blancs surréalistes qui tiendrait toujours le coup.
Un livre ce n'est pas un kilo de tomates.

Extraits :

Chant des pierres
pire et pire et pierre sissou
lisse et lisse et patt missou
ponce et ponce et pouce lirou
miou !
barle et barle et baroulère
barladère et cass picou
ribe et ribe et rapirlou
you !
paquitaine et vire pirou
cile et cile et pass litou
gartempal et palpitou
fou !
la mamilène au calou
crabe et carbe et cartempèle
trafile et parlotiquerne
flou !
mire et mire et lisse pirou
barle et débarlondilaine
tapirlou papirlotaine
laine !
chou caillou bijou genou
cachou bi genou chouca
bouca hi bouchou biniou
fol et fou et pol tipiou
pire et pire et pierre sissou
pouce lirou carbe et craquou
j'aime !

Deuxième plante sauvée de la polution
Maigrandilière et jaulde
Echalaspée des pesbubomcisuides
Lordille
Paupère centaunelle jasille !
Essolesdie mais bonlde
Mansdarguée par les flortucides
Resbille
Pequiniolle asmonille gaulde
Asténigrée peut-être oclide
Déterniquée au pol du fricle
Dormille
Oh glanitélieul argilonde...

Première bête sauvée de la polution
Elle portait double lubulle à l'aile
Une mélibodèle bleude à la lunule
Quand elle escarpolait son lobélie bronzé
Le crénopusciloir rayondait d'olubelles
A ses arbelles esclabondaient deux pélibores
Où le matin chamblaient des ondénullisées
C'était quand elle posèlait sur les olives
L'absolue beautélie qui joravissait l'or
Qui sait de quel colbore l'Anomélie est née ?
De quel ennocturné midou foliobridège ?
De quelle neige éclose encor après la nei ?
Oh dolbinosidouce Anomélie Soibelle
Quand la chambrille au soir sera ennoircinée
Bruissent tes lubudelles en mon cordibulé !
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"J'ai rien compris.
Ma petite fille à deux ans faisait mieux.
Il paraît que ce type à quatre enfants les cons se reproduisent aussi mais peut être ne l'ont ils jamais lu.
Plus malins que le père"
L'avocat du diable |
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Nivéales
Motus, 1988
La neige avec un corps qui est le nôtre, on ne voit plus rien.
Tout est blanc et il écrit : c'est la forêt.
On est mort depuis longtemps en promenade.
Ça n'a pas fait de bruit mais la neige en tombant nous met debout, bien plus beaux qu'avant.
Premier poème dernier poème on ne sait pas si on est ailleurs ou si l'on est ici.

Extraits :

La neige aussi
rêve de prendre
dans la marge
J'aime les formes de ce vide
où j'ai tant essayé de naître
Les flocons fleurissent
l'épaisseur de l'oeil
qu'il faudra quitter
Plus de repères
il faudra tout voir
du dedans
Joie d'être ailleurs
à un point tel
qu'on y serait
même sans soi
Tombé de mes mains
hors de la chambre
le temps qui me manque
apparaît |
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" Pour une fois il somnole.
C'est la sieste de l'auteur.
Oreiller de neige, il dit les choses qu'on ne voit pas. Il les dit en public.
Et on l'écoute (théâtre de Cherbourg).
Et en plus il y avait du monde "
L'avocat du diable |
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Au jour le jour
Revue Sud, n°18, 1987. (Epuisé)
Une trentaine de poèmes.
Concours de poésie.
L'auteur Philippe de Boissy-Poulidor arrive deuxième, il descend de vélo, pose le numéro de la revue sur le trottoir en espérant que quelqu'un va le lire. |
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" C'est vrai qu'on y lit de bien belles choses.
Poésie calme qui nous remet sur terre et comme d'habitude avec cet écrivain entre les mouettes. Fallait bien ! "
L'avocat du diable |
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La lampe sous le boisseau
C.C.L. édition, 1994.
Prix Guy Levis Mano. (Epuisé, mais pourrait être réédité)
C'est écrit sous le feu. Sous la cendre. Avec des braises.
Sous la neige. Sous le boisseau.
C'est quoi un boisseau ? Il ne le dit pas.
C'est quelque chose d'un peu discret.
Il a piqué ce titre dans un évangile.
Education chrétienne ? Catholique ?
Non mais recueil assez beau pour avoir mérité une bourse qui tombait rudement bien et plusieurs éditions. |
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Extraits :

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J'ajoute quelques phrases
à la mer
Et je dis que
c'est un poème
Après
Assis sur une rive de ma peau
J'attends comme un retour de flamme |
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Heureusement que ce peuplier
A choisi de vivre
La tête haute
Grâce à lui
Je vois |
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Repérer l'air
Où rien ne s'est encore posé
Découvrir la trace de l'œil
Avant les nuages
Relever les empreintes
Entre les feuilles
Pour qu'un homme jaillisse enfin
Hors du dessin |
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Je ne me désole pas
De ne pas vivre sous la terre
Les insectes le font très bien
Quand j'y pense |
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La courbe des fougères
Sommeille
Le ciel
A son plus haut
S'étiole
Quelques arbres
Rêvent d'un homme |
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Visage
A côté du visage
Et regards ailleurs
Jusqu'à l'oeil
Arbres qui se volent des feuilles
Quelques jardiniers du passé |
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Un désert
Germe dans la page
Où j'aurais tant aimé tout dire d'un mot
Ne reste plus
Qu'à incendier
L'ombre de l'eau |
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à Claude
Les voitures sont immobiles
Les autobus attendent
Le nez bas
Les piétons rêvent encore
Pas un cycliste n'ose assombrir
Les espaces laissés libres
A l'aube
Sur la place
Un cavalier entre dans la ville |
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De mon œil
L'espace
De ma main à ma main
Une autre absence que la mienne
Entre les épaules
La chambre où tout le monde passe
De la hanche droite à la hanche gauche
Le tracé des cannes d'aveugle
Au-delà de cette limite
Peut-être rien
Rien |
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Quelqu'un passe
Entre les arbre
Et ce n'est pas Dieu
Qui s'avance
Au delà des feuilles ?
Un homme
Suffisamment à côté de son corps
Pour vivre entier |
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Un canard plonge sous l'étang
Je découvre
Au fond
Le feu entretenu des hommes que j'étais
Et la lumière
A la surface de leurs os
Sur l'étang
Un canard émerge
A peine plus gros que le soleil |
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L'été
Dans la lampe
Des insectes brûlent
Un soir de plus à la mémoire
J'entends ma chute
De l'autre côté du soleil |
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Des agneaux avancent vers l'herbe
Un nuage les devance
Le ciel s'égare
Ceux qui ne sont bergers de rien
rêvent |
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Les insectes cherchent sous les pierres
Un reste d'eau
L'ombre
Dans le bec ouvert du soleil
Sèche
Au-dessus du ciel
Une alouette brûle
Et notre sang coule
En silence
A la place de la rivière |
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Une fois l'an
Les cerisiers
Montent au jour les squelettes
Que nous ne laissions pas fleurir |
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Pas un cri
Pas un mot
Ne s'entend
Derrière soi
J'écoute
L'espace entre les hommes
Me dissout
Tout ce que j'ai pu dire
Se tait
Le vent
Lui-même
Se retire du vent
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Dans le lit d'un ruisseau
Je suis moins éphémère
Qu'au bord de mon regard
Est-ce un nuage
Avant hier
Qui a fait de nous
Ces forêts droites ? |
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Ici
Il y a dix mille ans
A la place de mon corps
Passait une rivière
La vie existe
Hors la pensée
Pour avoir aussi
Aimé des mensonges
J'ai la haute taille
Du moindre silence |
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à Françoise
Nous avons partagé un poisson
Du vin de Loire
Des regards sur un jardin neuf
Nous ne savions pas
Que bien après notre mort
Nous avions partagés le temps
A l'abri de nous sous la mer |
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Un oiseau chante
Ma mémoire hésite entre mille
Oiseau
J'écoute
Un corps qui n'a plus de limites
Epouse l'absence du mien |
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Un cheval me devance
Dans son regard
J'entends la lune qui enseigne
A marcher juste
Hors des limites de la terre |
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Depuis que je parle à ce chat
Il sait que nous allons mourrir
Alors il écoute
Si je me tais
Il s'avance
Et passe à travers notre absence |
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" Il nous fait à chaque fois le même coup, c'est beau, c'est calme, et puis monsieur n'est pas content.
Il est en colère. Contre qui ?
Contre lui qui n'est pas content.
De quoi ? Du gouvernement (1984)"
L'avocat du diable |
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La peau des dents
Sous le pseudonyme Jean-philippe Simonne
P.J.Oswald, 1965. (Epuisé)
Poèmes moins longs, moins romantiques peut être, ne disons pas plus profonds mais plus vrais.
La peau des dents c'est ce que crie Job dans le livre de Job (Ancien Testament), il ne me reste que la peau des dents.
La preuve ?
L'éditeur Jean Oswald a fini le livre de justesse avant de mettre la clé sous la porte.
L'auteur a emprunté de l'argent à un ami cinéaste pour payer la catastrophe.
Il ne lui a jamais rendu.
Cet ouvrage très rare doit bien se trouver parfois quelque part. |
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" C'est l'histoire d'un type qui a écrit un très beau livre que personne n'a lu et qu'il n'a pas relu parce qu'il est possible que personne ne l'ait fabriqué" L'avocat du diable |
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L'homme de nulle part
Librairie Lalance, 1961. (Epuisé, 2 éditions)
Instituteur, ses élèves apprennent à lire et à écrire.
Il ajoute la peinture et le chant au programme. Ça marche.
Chant patriotique obligatoire, il enseigne le dernier couplet de la Marseillaise au lieu du premier.
Très bonne notre d'inspection quand même.
Et il publie L'homme de nulle part.
C'est à dire : Instituteur, suppléant éventuel.
Instituteur remplaçant provisoire sauvé par monsieur Sédillot directeur d'école qui a dit : " vous resterez là ".
Poèsie romantique (on pense à René-Guy Cadou et à Walt Whitman dans les longs vers, longs poèmes qui naviguent vers le monde.)
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" C'est tristounet, ce garçon aime beaucoup de choses, il écrit donc ça se lit je ne vais pas vous en dire plus. " L'avocat du diable |
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Clair silence
Fournel, 1958.
Prix de la Pensée Française. (Epuisé)
Petit recueil de poèmes.
On disait à l'époque plaquette. L'écrivain avait horreur de ce mot.
Un recueil de poèmes n'est pas une tartelette.
Poèmes qui respirent avec le monde environnant. Premiers poèmes d'une grande discrétion, on pense à La neige intérieure.
Il a obtenu le Prix de la pensée française, belle médaille de bronze qu'il a rangée à côté d'une médaille obtenue par sa mère, pianiste. |
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" Ça pèse pas lourd, c'est mince.
Un éditeur de province a eu le courage d'éditer ça et le journal Le Figaro a eu la gentillesse d'en parler.
C'est quand même de la veine pour un inconnu. "
L'avocat du diable |
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La neige intérieure
Debresse, 1955.
Prix du Goéland. (Epuisé)
Prix du Goéland, Théophile Brillant 1954.
Décerné à Saint-Malo, puis Paris à la brasserie Lip à un petit jeune homme timide, coiffé en brosse, qui va déjeuner avec Maurice Fombeure, Germaine Beaumont (Littéraires Nouvelles) et d'autres écrivains.
Assis à côté du pianiste Yves Nat, que le concerto pour piano de Robert Schumann rendra célèbre.
C'est à Saint-Malo que l'écrivain est né au Moulin de la Tour du Vent.
Sa poésie prendra son essor dans cette ville où un breton qui ne le savait pas est probablement né. |
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" La télé était rare, mais il y est passé. Avec quoi ?
Un poème intitulé Diên Biên Phu. Pourquoi ?
Un copain de collège venait d'y mourir (André Martin).
Et l'auteur était déjà contre la guerre.
Il a lu ça il s'est planté. Après lui un jeune homme a chanté Mon pote le gitan.
C'était mieux. "
L'avocat du diable |
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Main première
Debresse, 1954, (Epuisé)
Collégien. Premier livre. On tremble. C'est gentil. Amoureux.
Un peu triste (la guerre), (les guerres) mais à la fin un requiem des poètes composé sur le schéma d'un messe de religion catholique.
Il y a là un texte un peu maladroit, un peu copié mais qui fait penser qu'un jour ce garçon écrira bien autre chose sur un support qui sera le sien.
Son professeur de lettres Monsieur Roger Burnouf écrira une préface à cet ouvrage.
Mais le coût du livre ne supportera pas l'impression de ce texte.
C'est bien dommage. |
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" Je sais parce que l'auteur me l'a dit qu'il faisait les quais de Paris pour racheter ce recueil qu'il ne trouvait pas bon." L'avocat du diable |