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Une vie d'écrivain ce n'est pas une somme de titres qu'on tire d'une calculette.
80 titres, on est très bon. Un excellent ne fait pas un résultat.
Et pourtant Moby Dick d'Herman Melville, c'est un livre, un seul qui représente l'écriture et encore plus Martin Eden, de Jack London.
La vie d'un écrivain c'est vivre aussi comme tout le monde, gagner sa vie, écrire tout le temps en regardant, en écoutant, à table, en vacances, en voyage, heureux ou triste.
C'est rencontrer des gens mais pas pour rien.
Un écrivain c'est un poète, pas un rêveur.
Le verbe grec d'où vient le mot poésie veut aussi dire " Agir " tout est là.

Et pour un peintre c'est pareil.
On peut dire qu'un peintre peint parce qu'il rate son écriture. Ou le contraire.
On peut dire qu'un âne aussi fort soit-il ne peut tirer deux charettes à la fois.
Un écrivain, pour moi tire une seule charette.
Comme ceux qui tirent la charette d'un métier, d'un salaire, d'une famille, de la vie de tous les jours, de la maladie et de la fatigue.

Ecrire c'est raconter tout ça. Et c'est le mettre sur la table.
Le jeter par la fenêtre.
Le mettre en bouteille et penser que la mer trouvera quelqu'un pour tirer le bouchon.
Je n'écris pour personne, ni pour un enfant, ni pour un soldat, ni pour un saint.
Ce qui est intéressant c'est que l'écriture une fois dehors peut rencontrer un pauvre, un riche, un inconnu, un général de brigade ou un chat.

Philippe de Boissy

   

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bande rouge

 

Le bas de l'escalier

bas de l’escalier en est au tome IV. Le tome V serait un ouvrage littéraire, « Quinze Portraits du même », écrit dans le style et l’esprit d’un auteur du siècle des lumières.

 

A propos du bas de l’escalier que l’auteur a commencé le jour de l’élection de Nicolas Sarkozy, ce petit rappel d’une « chronique sur un temps qui n’est pas que le mien » :


… Je n’écris pas un portrait, ou douze, du Président. Je note chaque jour, dans l’inconfort d’une malvoyance, et d’un bas de l’escalier qui n’est pas en velours, ce qui arrive dans la société où je vis, qui m’en informe, ou que j’observe. Cela fait bien des pages. Déjà quelques volumes. Je peux noter un jour qu’un homme de trente cinq ans est mort de froid à Montélimar, un autre jour, dans une voiture ; que la crise financière internationale, qui ne serait en rien politique, est en train de nous guérir tous de nos erreurs personnelles ; que rien, demain ne sera comme hier, grâce à l’organisation quotidienne d’une rupture qui ne sera en rien comparable à l’ancien, bien sûr…
Ce journal est ponctué de citations de philosophes, ou de chercheurs, ou « d’hommes célèbres », prises dans un quotidien du matin, l’Humanité, qui s’honore de publier ainsi chaque jour des pages sur le théâtre, la danse, l’opéra ou la littérature. Je pense ainsi chaque jour avec un autre, Montesquieu, Pascal, Camus, Hugo ou Jean Jaurès, et c’est un réconfort que de lire ceux qui furent tant appréciés par d’autres…

* * *

Il y a quelques semaines, on pouvait voir à la télévision, au journal, des êtres humains pétrir de la terre, en faire des galettes, avec un petit bord pour les manger, et même tenter de les vendre à plus affamés qu’eux. La terre, rebaptisée argile, pour paraître plus comestible, s’est  soulevée sous les pieds de ces gens là, qui nous regardaient dans le film. Et ils ont disparu, avalés sous leurs cabanes, leurs maisons bâties avec des marchands de sable. Petit matin au vingt et unième siècle. J’entends parler d’Haïti, la perle des Caraïbes, que je connais surtout par son histoire, Toussaint Louverture, et ses peintres d’aujourd’hui qui peignent la vie avec des couleurs telles qu’elle finit par exister.

* * *

Pas d’eau sous les pierres. Rien à manger. La nuit sur pas d’électricité. Le ciel tombé sur pas d’avions. Toutes les radios du monde qui partent ailleurs dans le silence dans le calme d’une aube où tout va presque bien. On parle du pays le plus pauvre du monde mille fois de suite. J’entends cela depuis que j’ai vingt ans. Qui a encore vingt ans ce matin dans la grande île ? J’entends dire de cette île où l’on parle un français plus beau que le nôtre que la pauvreté y est presque éternelle sur cette terre « sanctifiée » par le malheur, façon de dire que personne n’y est pour rien, que ce n’est même pas notre faute, ni celle d’un dieu qui va redire à l’un et à l’autre lève-toi et marche. Mais ils sont sous les mots, les ensevelis. Depuis Papa Doc, Monsieur Duvalier, la prêtrise des tontons macoutes qui faisaient régner l’ordre sur zone, comme on dit, autour d’un Palais admirable par terre ce matin, vont revenir avec des pelleteuses de nouveaux anges qui protégeaient déjà Papa Doc.

* * *

La famine ! Il existait voici quelques années une sorte de cochon nommé porc noir qui trottait autour de toutes les mares de villages et de maisons et sauvait les uns et les autres de la famine. Une pression exercée sur le Palais, avec deux ou trois millions de dollars, a obtenu qu’on remplace le cochon noir par un cochon rose, vendu bien sûr avec bénéfices au Ministre de ça pour améliorer la santé de tous. La providence quoi. Les petits oiseaux d’Haïti n’ont plus de cochons noirs ni de riz d’Haïti pour pâture. A quoi bon cultiver du riz, le récolter, quand on est pauvre, et qu’un amical voisin peut vous en vendre du plus blanc, et prêter même l’argent qui va servir au début de la vente ? J’ai appris ça quand j’avais vingt ans.

* * *

Le gouvernement d’Haïti est paraît-il absent de cet effondrement. C’est faux. Je viens d’entendre le Président chassé du Palais par ses propres cailloux, annoncer à son peuple devant quelques micros qu’il était aussi démuni et privé de tout que ceux qui erraient dans les rues. C’est du Shakespeare. Une pièce de Hugo, en français, bien sûr, que l’on joue là-bas, loin de mon escalier, en tissant les premières ficelles des pancartes au bout desquelles des peines venues d’ailleurs vont se passer peut-être dans un nouveau décor.

* * *

Ici, chez nous, on avait pu entendre le ministre des Finances Madame Lagarde, annoncer au Sénat qu’il n’était pas question que le nouveau patron d’EDF cumule quelque argent que ce soit avec l’ancien patron de Veolia, qui n’est que le même. « Le patron d’EDF Monsieur Proglio donnera 100 % de son temps à EDF et le reste à VEOLIA. » Elle l’a dit à la représentation Nationale j’en suis sûr, j’y jetais un œil.

 

Extraits :

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  Raymond Poincaré, Paul Deschanel, Albert Lebrun, Georges Clémenceau sont les premiers hommes politiques dont j’ai entendu parler à la maison. J’y ajouterai Pie XI, Pie XII, curés Maréchaux, vus de loin, dans leurs habits étranges. La politique et la religion faisaient parfois l’objet d’échanges de conversations à table, où nous n’avions pas le droit de prendre la parole sans permission.

Ma collection s’enrichira pendant la guerre de 1939, 40, 45, de noms qui avaient le pouvoir de mettre mon grand-père dans des colères subites, quelque peu vocales. Il écoutait Adolph Hitler à la radio, l’oreille sur le poste TSF. Ça grésillait. Je n’y comprenais rien, c’était de l’allemand. Grand-père, à l’écoute, tendait les muscles de ses mâchoires jusqu’aux oreilles. Il serrait les dents. J’en suis sûr car devant la glace de l’armoire de la chambre de mes parents, je m’exerçais avec succès, à cette pratique. Après Adolph, il jurait d’un seul coup, et grand-mère lui disait Armand ! C’était un vrai juron, mais en allemand. Il était alsacien. Quand il écoutait Mussolini, une langue chantante, pas méchante, mais qui perdait son sens quand elle vociférait, il lâchait une série de jurons, en italien, en allemand, et en français.

J’étais toujours là quand il écoutait les informations, dans la salle à manger, 10 rue d’Alger à Toulon. J’étais là exprès. Il se passait dans le monde des choses qui bouleversaient grand-père. Qui le poussaient à crier des mots, d’un coup, qui étaient des gros mots. Tout son corps en était secoué ; il était là, penché sur le poste, avec la dureté d’un ressort qui se détend tout d’un coup, sans le casser. Je suivais à mon insu, avec cet officier de marine, mes premiers cours d’instruction civique, de sensibilisation à la politique, de réactions physiques à ce qui nous arrive.

J’ai découvert Paul Reynaud, Daladier, Darlan, Laval, Pétain, de Gaulle, Giraud, Weygaud, dans une foulée douloureuse. On parlait aussi de Chamberlain. J’aurais aimé m’appeler Chamberlain. Je trouvais cela joli. Mais grand-père tapait du poing sur la table après certains patronymes, dont celui de Chamberlain.

J’apprenais donc à évaluer la valeur des hommes politiques qui nous protégeaient tous. J’entrais au petit séminaire de la vie sociale. C’est un grand garçon que je croisai sur ma route Vincent Auriol, et le barrage de Génissiat, encore de Gaulle et Pétain (chef d’Etat), Mitterrand, Chirac, Giscard d’Estaing, Pompidou, Coty, de Gaulle et puis tout d’un coup, Nicolas Sarkozy. Je ne pouvais imaginer, en 2007, que son élection allait modifier à un tel point la vie de l’homme que j’étais devenu.

Jamais je ne me suis senti aussi embarrassé dès le petit déjeuner par l’immanence de ce Président. Il n’était pas plus fort que les autres. Il était, dès huit heures, et même avant, dans la cuisine. Il était la veille au soir, dans notre télé. Il était à Vesoul, moi aussi. A Toulon. Grand-père était mort. J’y étais deux fois. Il était dans ma retraite ; Dans les conversations. On ne conversait pas. On disait déjà Sarko. Il était en permanence en train de nous dire, à la maison, en voiture, au travail, en vacances, une seule phrase : je vais vous dire quelque chose. On prenait l’habitude d’attendre. Il disait une chose, et nous demandait en même temps si on savait. Et du coup, on savait qu’on ne savait pas. Et on attendait d’en savoir plus. Et de minute en minute, entre Lille et Marseille, l’Afrique et l’Asie, Moscou et Washington, Londres et Johannesburg, on attendait. On le guettait presque, même au cinéma.

Je n’avais jamais vécu cela. Parfois, je faisais bouger mes joues, en serrant les dents, comme grand-père. Je m’arrachais de la télé en trouant le vide alentour d’un vrai gros mot. Grand-mère était morte. Mais un petit-fils de cinq ans me rappelait à l’ordre. Tu as dit un gros mot. C’était vrai. Je venais de commencer le chapitre du « Bas de l’escalier ». Je n’aurais jamais pensé qu’il y aurait un tome deux, plus quotidien, moins sentencieux. Ecrire des réflexions, c’est en effet une sorte de savoir. Mais chaque jour le Président avait autre chose à me dire, presque de force. J’ai ramassé mon stylo pour protéger ce que je suis d’une sorte d’envahisseur, dont la philosophie se réduit, après la mort du père, à se comporter comme lui.

Philippe de Boissy – mai 2008
 

Y aura-t-il une suite ? L’auteur voudrait conduire son train jusqu’à la fin d’un règne de six ans. Mais s’il rêvait, passés six ans, de nous dire autre chose ?

L'avocat du diable

Poèmes-poche

Poèmes-poche
Créations du C.C.L. de Grenoble au numéro et par abonnement.

Graphismes et poèmes

  Janvier 1984
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Avril 1985
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Janvier 1986
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Avril 1984 - Poème de E. Bez
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Juillet 1984 - Poème de Jean Bastaire
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Octobre 1984 - Poème de Daniel Walther

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Juin 1985 - Poème de J.L. Roux

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Septembre 1986 - Poème de R. Bozier

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Articles de journaux

A propos du Loups !

Revue : Vos chiens
N°206 - Février 2003

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La guerre à l'envers

Passerelles n° 17,1998

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La française des jeux

Les Provinciales, n°36, 1993

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Enregistrements

Poèmes

de Philippe de Boissy, lus par l'auteur et Anne de Boissy (comédienne).
C.C.L éditions, 1990.

 

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Le jour de la fabrication des yeux

De Philippe Dorin, avec Anne de Boissy (comédienne), Corinne Fleurot.
C.C.L éditions, 1990.

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Le marché de Paimpol

De Philippe de Boissy.
Atelier de Création Littéraire de l'Ouest Nantes.
Nouvelles lues par André Dussolier, 1988

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Le Silence de la mer

De Vercors.
La voix de son livre, 1988

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Le bal du comte d'Orgel

De Raymond Radiguet, avec Anne de Boissy.
La Voix de son livre, 1987.


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Visites à la Villa Esseling Monde

De Philippe Dorin.
La Voix de son livre, 1987.

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L'œil de la lune

Anthologie de nouvelles fantastiques.
Avec Martine Versino
C.C.L éditions, 1985.

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Illustrations

L'histoire de Séédimwé

Conte de Sami Illustré par Philippe de Boissy
Editions du Jasmin, 1999
24 pages - 6,10 € - A partir de 6 ans

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L'enfant et l'oiseau

Conte de Sami Illustré par Philippe de Boissy
Editions du Jasmin, 1999
24 pages - 6,10 € - A partir de 5 ans

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La mer attendra

Poèmes, de May Rush Gwin Wagoner.
C.C.L éditions, 1990.

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Cartes postales

 

La mer avant la mer

1999

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Les coquelicots - La mort du peintre

1995

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L'arbre à coquelicots

1994

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Coquelicots à bout de souffle

1994
Exposition : L'été des Camiers

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Volet de bois donnant sur la mer

1987
Exposition : Hors texte

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Lettre de bord de mer

1987
Exposition : Hors texte

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Une soirée de douceur

1987
Exposition : Hors texte

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L'amour au monde : Portrait d'un ami

1986

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L'amour au monde : Lettre à une petite mouche

1986

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Joie de l'imprimeur

1986

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Mon requiem

1986

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L'amour au monde : Air de Mozart

1986

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Expositions

Du samedi 21 mars au dimanche 29 mars 2009
à : Languicolet 38440 Villeneuve de marc

invit 1 invit 2

Renseignements :
G. Chatain - Languicolet
38440 Villeneuve de marc
Téléphone : 04 74 58 50 65

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Exposition de peintures "lettres à tout le monde"

14 lettres acrylique sur toile grand format
Du 26 janvier au 13 février 2009 Galerie de l’Hôtel de Ville

Salle des mariages Villefontaine

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Renseignements : Mairie de Villefontaine - Service culture
Téléphone : 04 74 96 70 01

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Salon du Livre Lyon

Bellecour Novembre 2008.

 
 

La terre vue d'ailleurs.

Petite galerie du Château de Roussillon, 2008.

 
 
 
 
 
 

Témoins Dauphinois de l'Art Abstrait.

Corenc, 1992.

 
 
 

Hors textes.

Espace Achard, Grenoble, 1987.

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Atelier d'écriture

 

Créer,  tout est là…
Dans un collège, avec des enfants et des adultes, plus qu’avec des élèves et des enseignants.
Car il s’agit d’inventer. De faire un geste, de trouver un mot pour la première fois.
D’oublier Mickey et de se retrouver capable d’être soi. On ne décalque rien.  On ne colorie pas des modèles.
On ne copie que sur soi même en cherchant de toutes ses forces dans son corps la fleur ou l’oiseau qui va s’inventer grâce à nous.
Ou même, oublieux de tous les oiseaux, de toutes les fleurs, de tous les modèles, on produit en quelques secondes, le temps de ne pas y penser, une forme qui étonne par sa forme, sa présence, et sa ressemblance avec ce que nous sommes.
On fait naître sous nos yeux des traces qui nous sont inconnues, et que nous ne nous lassons pas de suivre des yeux. Et comme cela donne envie de chanter, nous chantons. Et comme chanter donne aussi envie de danser, nous dansons.
Rien de tout cela n’est facile, toute création demande des efforts. Du temps.
Que chacun apprenne à inscrire son travail dans une durée.
Rien de tout cela n’est parfait. Mais cela existe.
Ce livre, ces livres existent.
Ces Quatre saisons nous font voir différemment les quatre saisons.
Et le Monde embellit quand on ajoute les mondes qu’on aime à la vie qu’on vit.

Philippe de Boissy

 

 

Collège Louis Aragon, Villefontaine.

Année scolaire 1990/1991 et 1991/1992.

Les projets sont réalisés par Marie-claude Roesz, enseignante en lettres, au collège, après un travail de mise en commun avec Philippe de Boissy.

Participent également, le professeur d'Arts Plastiques, Marie-paule Guimier et le professeur de musique Jannick Bouhaniche.

 

Priorités, intentions

La priorité est donnée au plaisir d'écrire, de peindre, de chanter.
L'atelier est un lieu de recherche, de sensibilisation, de production. C'est un lieu d'éducation, où l'on prend en compte la démarche de l'élève pour libérer son imaginaire, pour se nourrir de l'imprévu, du prévu.

Un endroit pour améliorer ses capacités personnelles dans son rapport avec la fiction, l'écriture.
Pour se remettre en question ; pour apprendre à se réaliser dans la peinture, l'écriture.

 

   
 

L'Atelier 1990/1991 : " Ecriture, graphisme, lecture "

Il s'agit d'un atelier d'écriture, donc de lecture. L'élève reprend les éléments de l'écriture :
la lettre, le mot, les ensemble de mots, l'histoire qui se raconte.

Peut on inventer graphiquement un alphabet ? Inventer des mots ?
Créer une nouvelle écriture : texte, graphisme, signe..

 

   
 
 

L'Atelier 1991/1992, " Les quatre saisons "

A chaque saison, l'élève use d'un moyen d'expression ; un temps est donné pour :
- l'écriture,
- la peinture,
- la musique.

Les élèves travaillent sur des textes courts, des comptines, des poèmes, et utilisent des partitions de musique.
Ils traitent à l'écrit : la pluie, les nuages, le ciel..

 

 

 

En peinture : les flaques, les arbres, les oiseaux... Le travail va vers l'abstrait, le conceptuel.

 
 

 

 

La musique est composée dans une perspective d'une œuvre à chanter.

 
 

 

 

 

 
 

Puis chaque élève réalise un livre " Les quatre saisons " dans lequel il a rassemblé textes, poèmes, peintures et expérimente divers matériaux (encre, acrylique) et diverses techniques (collage, découpes ainsi que des formats différents).

Ils découvrent les correspondances entres plusieurs pratiques artistiques.

Et c'est encore tout un travail de définir ce qui est beau, ce qui semble réussi, émouvant, dans l'ensemble des productions.

 

   
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