Pour tous renseignements au sujet de l'association ou commande de livres, veuillez vous adresser à Sabine de Boissy au 06 32 61 32 95 (sabine.mollandin-de-boissy@wanadoo.fr) ou Arlette de Fondclair au 04 74 20 15 46.
L’Association Les Gens d’Ici existe depuis le 1er avril 1998 et ce n’est pas une blague !
De Loi 1901, à but non lucratif, Les Gens d’Ici ont pour objet de découvrir et faire découvrir, mettre en valeur et diffuser le patrimoine culturel de Pact, petit village de l’Isère : son architecture, sa faune, sa flore, ses rivières et ses sources, sa terre, et bien sûr ses habitants, les Pactois : leurs façons de parler et de penser, leur manière de vivre chaque jour, leurs craintes et leurs rêves…
Ce patrimoine est notre héritage, celui du Dauphiné et de l’Isère, celui de la France et de l’Europe désormais, et plus largement, celui du monde.
Ne vivons-nous pas tous, à notre manière, sur la même Terre ?
La culture au sens complet du terme, pour Les Gens d’Ici, c’est ce qui vient de nous-mêmes et des autres, ce qui vient du plus profond, du plus loin, ce qui est différent et complémentaire, qui nous fait grandir et nous élève, ce qui nous unit.
Chacun peut se dire d’ici et de là-bas, de pas très loin à l’autre bout de la France ou de l’Afrique, dans un village de briques, de terre ou de pierre...
Avec les Pactois et les Gens d’Ici, nous découvrons des contes d’Inde et de Chine, des histoires du Dauphiné, nous écoutons des musiques country et classiques, nous partageons autant de frites que de paellas et de couscous, nous réfléchissons aux noms des rues du village, nous exposons les créateurs du village, et surtout, nous écrivons des livres pour dire qui nous sommes et pour ne pas l’oublier.
Ecrire, tracer des signes, dessiner le souffle de la vie pactoise à travers une lettre, un mot, une page…
Garder ces traces pour les suivants, conserver mais pas figer, juste arrêter, le temps d’une lecture, la pensée et la parole d’ici qui se poursuivra, de toutes façons, après le livre…
Le premier livre des Gens d’Ici, Pact, un village en l’an 2000, est un livre d’entretiens avec les Pactois, sur leur enfance, le travail, la famille, leurs malheurs et leurs bonheurs et l’avenir, avec une partie dédiée à l’histoire du village écrite par des scientifiques et des Pactois, et sur le loup qui a existé ici et pas loin.
Le deuxième livre, Pact, un village à la cuisine, est un livre de recettes transmises par les Pactois et les amis des Pactois, accompagné d’anecdotes littéraires pour découvrir l’histoire du chocolat et de la cuillère par exemple, et illustré de peintures gourmandes.
Notre troisième livre, Pact, un village en images, est en cours de mise en page, sa parution est prévue pour mai 2008.
Ce livre est entièrement dédié à l’image. Il est né de l’idée d’un Pactois qui, au cours d’une discussion, parlait de photographies d’un repas pour accompagner les recettes du second livre…
Mais pourquoi se limiter aux repas ? Pourquoi ne pas faire un livre de photographies sur Pact ?
C’est ainsi que nous avons récolté, recueilli les histoires et légendes, six mois durant, de 800 dessins, gravures, peintures, documents, et photographies au fil de rencontres émouvantes.
L’image est un témoignage fort, une trace, une preuve qui raconte le détail de l’histoire : celle des objets, leur forme et leur usure ; qui raconte les maisons, leurs murs de terre et de pierre, la mousse de leurs toits, leurs fenêtres imparfaites ; qui raconte aussi l’histoire des corps, les rides des visages et les plis des robes, les sourires, les grimaces…
Dans cent ans, nous ne serons plus là, mais le lecteur pourra lire et se dire sans nous : dans notre village, on a les mêmes fêtes… ou encore : elles sont belles leurs fontaines …ou aussi : cette grand-mère de Pact, on dirait mamie…
Et surtout : j’avais oublié… je me souviens… |
Edition Association Les gens d'Ici, 2000. |
Il s'agissait de raconter la vie d'un village en parlant des habitants de ce village c'est à dire en leur demandant de raconter ce qu'ils jugeraient bon de raconter sur leur vie, leur travail, leur bonheur, leur tristesse, la joie, l'amour et la mort.
Grosse difficulté au début puis peu à peu les premiers entretiens.
La nouvelle finit par se répandre dans le village.
Chacun veut savoir ce qu'a dit l'autre.
Ce qu'il peut dire, ce qu'il ne veut pas dire. Tous les entretiens sont écrits à la main devant la personne.
L'émotion l'emporte sur une façon de savoir ce qu'a été la vie de tous, une identité qui devient presque publique.
Le travail depuis 1897 est évoqué, on ne faisait que ça.
La vie quotidienne, les enfants, la maladie, les transports.
On va passer du cheval au chemin de fer, des boeufs au tracteur payé comptant.
Le livre grossit.
On va parler des maisons en pisé qui tiennent toujours, on va parler des loups qui approchaient le village.
On ne parlera pas de souffrances trop fortes que chacun garde encore pour soi parce qu'elles effrayent, on parlera de la guerre autrement.
Le point de départ du livre, c'est un vieux monsieur qui n'existe plus. Après, je me suis rendu compte qu'avec lui seul on faisait un livre et après je me suis encore aperçu qu'avec chaque entretien on aurait pu faire un livre.
L'histoire si c'en est une, c'est que nous n'en avons fait qu'un.
L'histoire de l'histoire c'est qu'il va en exister d'autres. |
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